Comme des milliers de villages africains, Keur Cheikh se réveille dès l’aube au son des coups de pilons que donnent les femmes broyant le mil, base des repas. Elles iront à la recherche de l'eau dès les premiers rayons du soleil accompagnées de leurs jeunes enfants. Au départ de ce village, une marche de près de 5 kilomètres est nécessaire pour accéder au premier point d'eau potable. Pendant ce temps, les hommes se chargent du débroussaillement des champs et de leurs cultures.
Dès 8 heures, les enfants ayant la chance d'aller à l'école se rendent en classe. Une case en paille et branchages, instable et fragile. L’enseignant accueille aussi des élèves des villages alentours. À 13h00, si « la cantine » permet d'accueillir les élèves ce jour-là, alors le professeur leur consacrera une journée entière. À l'inverse, les enfants des villages voisins rentreront chez eux et ne reviendront pas. La distance étant et le manque d'eau à l'école les obligeront à rester chez eux après avoir déjeuné.
La nuit tombée, les familles se coucheront tôt. Par manque de lumière. Seule une vieille torche laissée par un touriste au chef du village prouvera que nous sommes bien au 21è siècle, au milieu d’un monde toujours privé d'électricité.
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